Jusqu'à la fin

Jusqu'à la fin
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jeudi 25 octobre 2018

Mentalist Cœurs à Vif - Chapitre 42




Devant rentrer en fin d’après-midi  ou plus en fin de soirée, après ce formidable week-end magique, Teresa rentre par prudence avant les 17h00 et des poussières, de crainte que son père et ses frères ne rentrent avant. Tomber nez à nez; Comment expliquer son absence? Impliquer une copine, comme Summer qui l’aurait sûrement couverte. Habitant seule, qui croire d’autre? Heureusement, aucun besoin d’y avoir eu recours.

De peur que quelqu’un  puisse les voir en plein jour, la jeune fille épanouie, très lumineuse, préfère qu’il la dépose, un peu éloignée de la maison au cas où. Et Patrick dû insister pour qu’elle ne persiste pas à vouloir rentrer par ses propres moyens. Prendre le bus … Pas question! La laisser partir suite en plus à ce merveilleux, fantastique moment passé ensemble.

Du tout le genre.

-C’est marrant.

-Quoi?

-On se retrouve toujours dans ma voiture.

-C’est vrai. Mais c’est normal. C’est l’effet des boucles temporelles.

Les amants clandestins se regardent alors plus longuement, le sourire large de chacun, mister Jane acquiesçant avec un air très amusé.

-En effet.

Un bref instant de silence durant lequel leur complicité perdure avant que son prof favori ne s’incline en sa direction, main posée sur la joue de la jeune fille, ramenant son visage vers le sien. Chacun détache sa ceinture de leur main libre, s’embrassant à nouveau avec une très agréable douceur mutuelle, celle-ci davantage dosée par la bouche du jeune monsieur. Un régal encore de goûter au baiser, pointe de langue délicate, légère de l’ange, une saveur double en supplément.

Et ce profond plaisir ensorcelant se lit sur l’expression de Teresa, remplie de délectation.

-Waouh.

La belle largesse espiègle de l’enseignant s’étend, lui proposant si elle veut bien, un autre peut-être. Quel charmant humour!

La demoiselle s’en amuse, lui répondant par un oui très engageant, l’expression toute mignonne. Le signe d’une jeune fille amoureuse se révèle dans ses pupilles pétillantes, légèrement dilatées ainsi que sa lèvre inférieure brièvement prise en otage par elle-même. Le bonheur ressenti ne trompe pas. Et le second baiser … On en redemanderait encore. Raisonnable mais surtout prudente, l’adolescente quitte quelques secondes plus tard la DS, se souriant une dernière fois avant qu’elle ne rejoigne le domicile.

Il est dingue de réaliser que ce week-end s’est véritablement concrétisé. Vraiment? Teresa a réellement du mal à y croire.

Avant qu’elle ne s’éloigne, Patrick la rappelle, retournant à cet instant sur ses pas, les hâtant.

-Quoi?

-Je ne regrette pas ce qui s’est passé.

-Moi non plus.

Un douce caresse effleure la joue de l’adolescente, l’expression cette fois qui affiche sa sensibilité à cette déclaration. Elle repart ensuite, le sourire sur la bouche, entendant un au revoir personnalisé à son attention.

-A bientôt, petit scarabée.

La demoiselle se retourne, stoppe fugitivement, affichant son amusement juvénile puis poursuit son chemin tout en se pressant un peu. La voiture démarre après sans qu’aucun voisin ne soit derrière leur fenêtre à épier. Encore heureux!

Une fois rentrée, Teresa se change en vitesse une fois dans sa chambre, rangeant la maison quelques minutes plus tard  après son retour, se mettant par la suite à préparer le dîner, l’esprit ne pouvant que vagabonder par moment. Ses lèvres s’étirent nerveusement, commençant à chantonner dans sa tête, se surprenant à elle toute seule avant d’arrêter lorsque son ouïe détecte pas longtemps après l’ouverture de la porte d’entrée. Celui-ci capte immédiatement des voix très familières comme le timbre de ses jeunes frères qui semblent bien enjouées, continuant apparemment de parler du match.

Teresa sort alors de la cuisine, toujours gracieuse, demandant comment c’était.

-Waouh! Dommage que t’étais pas là. C’était génial!

-Ça m’en a tout l’air.

Ces trois frères encore sous l'effet de l’excitation commencent à lui raconter en même temps, suivant difficilement, tout joyeux, ce brouhaha interrompu calmement par leur père.

-Eh. Doucement. Parlez pas tous en même temps. Chacun son tour.

Tommy s’impose alors, racontant le début qui concernait le match, leur grande sœur adorée l’écoutant le sourire heureux, disposée à se montrer attentive. Quelques minimes minutes plus tard, leur père l’interrompt, demandant à nouveau à leurs fils d’aller cette fois-ci déposer leurs affaires dans leur chambre. Les garçons obéissent sans rechigner, montant à l’étage tandis que papa Lisbon demande à sa fille unique si tout s’est bien passé en leur absence.

-Oui. Tout s’est bien passé. J’ai fini mes devoirs, j’ai été me balader un peu hier. J’ai rien fait de spécial.

-Tu es contente de ta dissertation?

-Oui. J’espère avoir une bonne note maintenant.

-Je pense que tu en auras une.

Teresa est agréablement étonnée de cette remarque encourageante, flatteuse, jamais trop faite auparavant. Ce week-end a dû être très bénéfique. Tout allait finalement le mieux du monde, pas habituée à cette facette de son père ainsi que d’une journée qui ne serait pas nuageuse.

-Merci. l’exprimant à la fois timide et gênée.

Eh! Bien! C’est du changement!

-J’ai préparé le dîner.

Il jette un coup d’œil en direction de la cuisine suite à cette information, sensible à cette attention, pourtant habituelle quant à elle.

-Ça sent bon.

-J’ai fait des cannellonis.

-Tes frères vont être contents.

-J’ai voulu faire plaisir.

Un face à face qui se fait pudique, un tantinet embarrassé malgré l’ébauche sincère du père et de sa jeune fille. Un repas de fête en quelque sorte, la famille Lisbon en raffolant. Une recette de plus de sa mère, suivie sans faute. Et à l’unanimité, tous se régalèrent. Un dimanche qui se finit sur une excellente note.

Plus tard, dans la chambre debout face à la fenêtre, Teresa se mit à contempler un beau ciel de nuit étoilé avant de fermer les yeux et repenser à ce fabuleux week-end, tout en se mordillant furtivement la lèvre inférieure. “Mon dieu! C’est vraiment arrivé?”

Son esprit avait déjà plongé dans l’émerveillement, se remémorant certaines scènes. “Oh! Oui! Qu’est-ce que c’était fantastique!” Ce bonheur complet la rendait davantage radieuse. L’amour doit aussi rendre plus belle encore. Et en parlant de week-end extraordinaire, Danny n’était pas resté de reste. Très atypique cependant, lui valant un blâme pour ne pas être rentré à temps, dépassant le couvre-feu d’une heure.

<<- i="">Comment on peut te faire confiance si tu ne respectes pas les règles
?!>>

<<- i="">Vous avez raison mais le temps n’a pas joué en ma faveur, avouez. C’est trop court.
>>

Face là, à l’air un peu effronté du neveu, l’oncle et la tante qui l’attendaient de pied ferme, l’intimèrent de ne pas se montrer insolent, l’envoyant dans sa chambre, sans pouvoir contester son attitude involontaire. La punition fut évidemment remise en service, écopant d’un délai illimité pour l’instant. Est-ce que ça en avait valu le coup malgré son excuse exprimée en toute bonne foi? A votre avis?

Ça aurait été dommage de ne pas se rendre au rendez-vous très insolite dû au lieu où ils se rendirent plus tôt.

Froussard s’abstenir si vous avez peur de la pénombre, atmosphère angoissante. Pour Halloween ç’aurait été parfait. Étant loin d’être adepte de ce genre de contexte spécial, pourquoi ce soulignement ravi qui se dessinait? Peut-être avait-il réussi à ouvrir son esprit grâce à Tamzin. Ou bien un sort jeté sur lui?

En début de soirée, les deux futurs liés à nouveau, qui en prenait le chemin vraisemblablement, ils se retrouvèrent devant le café. Le sourire accroché fermement à la bouche du jeune homme, vêtu d’une veste,  jean, attendant très peu de temps sa jolie sorcière qui s’avançait, l’expression douce, quelque peu gracieuse, celle-ci aurait pu humer son parfum en se tenant juste à côté de lui. Tenue bohème pour mademoiselle, comme à son habitude, fidèle à ce style, un petit sac en bandoulière était porté sur son long gilet. Petit sac, plus ou moins aux yeux de l’adolescent.

-Salut.

-Salut.

-Tu es très …. Jolie comme d’habitude.

-C’est gentil.

Le remerciement fut réservé, légèrement encore sur les gardes, timide. Les compliments peuvent gêner pour une jeune fille humble, détachée de mots flatteurs en temps normal. Faisant plaisir toutefois. Toutes les filles y sont quand même sensibles un jour ou l’autre.

L’air légèrement embarrassé, mister Ruskin proposa, si elle en avait envie, d’aller boire ou manger quelque chose avant de se rendre en ce lieu secret.

-Tu es nerveux?

-Euh? Non.

Un ricanement s’échappa, donnant une apparence que tout était sous contrôle, répondant par un; Pourquoi serais-je nerveux?

-Ok. Un peu.

Les lèvres de Danny ébauchèrent une esquisse un peu benêt avant de les étirer franchement, ajoutant; Ouais. C’est bête.

19h30. Ils avaient le temps.

Et cette heure, tôt, était pour que celui-ci puisse en profiter au maximum, sans mentir à sa sorcière bien-aimée. Le couvre-feu étant limité, le jeune homme possédait des ressources pour pouvoir rallonger le temps. L’invitation acceptée, la soirée commençait. Il n’avait rien dit  concernant sa mise à l’épreuve, désirant ne pas gâcher ce temps libre. Il avait préféré se concentrer uniquement sur leur soirée sans penser à l’écoulement des heures.

Il aurait peut-être dû finalement.

Après avoir passé un bon début ensemble, autour d’un milkshake chocolat et vanille pour les filles, tous deux se rendirent vers la destination mystère, prenant le bus qui les arrêta non trop loin. Durant le trajet, le paysage commençait à l’intriguer, s’interrogeant à propos de l’endroit où ils allaient débarquer.

Au fur et à mesure que celui-ci défilait, la nuit déjà tombée, l’atmosphère ne lui inspirait confiance.  Lorsque Houdini réalisa qu’ils allaient se rendre dans un bois, il pensa qu’il était un peu tard pour fêter Halloween. Franchement, un film d’horreur aurait pu être tourné.

Promenons-nous dans les bois tant que l’on ne nous zigouille pas.”

Cela aurait fait un bon titre en cette drôle de soirée plus qu’étrange. Très étrange.

Les deux adolescents descendirent à l’arrêt après plus de trente minutes, marchant ensuite durant seize minutes environ avant d’arriver à l’entrée du bois.

-Euh? On va là?

-Oui.

Tamzin se tourna, répondant calmement, sereine, du tout peureuse contrairement à mister Ruskin. En tant que magicien surdoué, une magie réelle aurait été bien utile vu l’environnement. Lugubre. Très.

-C’est noir.

-Tu as peur?

-Euh! Oui. J’avoue. Ça ressemble à la forêt des ténèbres.

-Tu n’as rien à craindre. Tu es avec moi.

-Ouais.

Ce rappel qui avait pour but de le rassurer l’avait médiocrement  persuadé, levant les yeux au ciel. La gentille petite sorcière de Sacramento prit la main du froussard, trouvant ceci attendrissant, s’avançant ensuite tous deux à pas lent jusqu’à l’entrée du bois.

lundi 1 octobre 2018

Mentalist Cœurs à Vif - Chapitre 41




Tôt, le lendemain matin, ils se rendent à Devon Point afin de tenter d’affronter les vagues un peu après le lever du soleil. La veille, Patrick avait proposé suite à la confidence faite de la part de l’amatrice surfeuse qui s’était vantée de bien se débrouiller sur une planche, pouvant tenir en équilibre plusieurs minutes dessus. Bien sûr, sur le ton de l’humour. La demoiselle avait accepté tel un défi, d’humeur très souriante.

-D’accord.

Main serrée, prête à le relever.

Sur cette plage plus ou moins déserte à cette heure, Celui-ci constate que la miss parvient à surfer brillamment pour une fille, réflexion taquine de sa part. Entre le cross-country et le surf, Teresa exprimait son côté sportif, s'affirmant davantage. Ses frères se débrouillaient bien également mais à l’occasion. Alors se jeter dans l’eau pour aller dompter les rouleaux de taille impressionnante en ayant comme accompagnateur une personne qui possède le même intérêt non épisodique, ce point commun l’enchante à cette minute.

S’aventurer là-bas, dans ce coin, aucun risque apparent de tomber sur des visages familiers. Par chance, ce fut le cas, s’en donnant à cœur joie. Teresa est éblouie par les prouesses effectuées par mister Jane et réciproquement malgré son plus haut niveau. Les filles savent surfer et très bien et parfois en sont décoiffées.

Une fois revenus sur la terre sableuse promise une heure ou plus passée, non rouge, planches posées dessus, tout en se séchant, leur combinaison dégoulinante de gouttes salées, ils se félicitent, se complimentant mutuellement.

-T’es sensationnel sur les vagues. Si je pouvais en faire autant. Mon père avait accepté que je prenne des cours mais je n’ai pas atteint un tel niveau. C’était comme ça.

Le timbre admirateur se teinte en un enthousiaste très vif, spontanément, rafraîchissant, extrêmement flatteur, stimulant. L’appareil est rendu, exprimé avec égayement.

-Et toi. Tu es très surprenante. Je trouve que dans ta catégorie, tu manies les vagues comme une reine.

-Vraiment?!

-Ouais.

Un regard tendre s’échange pendant quelques secondes, empli de pétillement. Dû à ce qui s’est produit, deux fois, pourquoi se douter de ce qui se passera bien plus tard entre eux? Et sans doute de trois, qui sait.

Sur la plage, leur comportement conserve leur sagesse avant de se confronter à nouveau aux vagues, s’éloignant de ce point de départ après s’être reposés durant un petit moment. En tant que passionné, on ne peut pas résister à l’appel des rouleaux californien très solliciteurs.      

Les yeux rivés vers l’horizon, assis sur leur planche, écoutant le silence autour, deux, trois surfeurs dans l’eau légèrement froide, le son de la mer en bruit de fond, à l’oreille qui sonne calme. C’est apaisant. Une sorte de recueillement méditatif  avant de replonger. Sur la même longueur d’onde.

Par ailleurs, c’est utile d’entamer un début de  relation avec un prof, pouvant ainsi aider sur un devoir, hors de sa matière enseignée. C’aurait été du favoritisme, de la triche en somme. Pour le reste, cela servait de soutien scolaire sans en abuser malgré que cela ne l’aurait pas dérangé.

Lorsqu’ils rentrent en début d’après-midi, s’étant changés sur place, combinaison prêtée à la jeune demoiselle et ayant pique-niqué sur la plage, Teresa se souvient soudainement, frappant à la porte de sa mémoire, de ce devoir de maths qui pose problème par rapport à des équations compliquées pour la jeune studieuse lycéenne. A moitié en venue à bout. Alors installés au milieu du salon, quelques minutes plus tard, assis sur le canapé, Patrick se tenant à côté, tous deux entreprennent un flirt vingt minutes après l’avoir aidé, résolvant le problème. Pas réellement prévu au programme. Ça ne prévient jamais de toute manière.

Celui-ci prend ensuite des allures qui poussent à croire que le rapprochement va basculer vers une intimité beaucoup plus audacieuse. Un baiser généreux s’engage, doux, délicat, sa succulence roi, langue légèrement mêlée, main de mister Jane posée au niveau de la nuque, l’autre s'immisçant à ce moment avec retenue sous le tee-shirt de Teresa avant de descendre sur le bas du dos. Elle est peu après basculée en arrière, couchée sur le canapé, ses mains pénétrant à son tour sous la chemise ample de l’enseignant.

Le baiser se dirige par la suite vers le cou, rendant la miss désorientée, heureuse ainsi que émoustillée. Doux et bon comme elle aime. Les derniers boutons du chemisier sont sans tarder déboutonnés, sans trop de précipitation, sa bouche se déposant au creux du ventre. Teresa extériorise un long soupir de grande satisfaction, sentant ses lèvres remonter lentement sur sa peau qui en frissonne immédiatement.

Les yeux fermés, son plaisir, excitation augmentent, principalement lorsque sa gorge est embrassée, langue ensuite s’investissant avec régal, délicatesse entretenue. L’étreinte s’enflamme quelque peu, l’enlacement se renforçant. La bouche de la jeune fille s’emploie un peu plus tard à étendre des baisers inspirés dans le cou de Patrick avant de déboutonner sa chemise, sans que les lèvres ne se séparent. Une aide scolaire comme celle-ci, pas mal ne s’en plaindrait pas. Du tout.

Les mains de chacun s’appliquent, éparpillant de très douces caresses; Effleurage de la poitrine à travers le fin tissus du soutien-gorge, pointes qui en frémissent, d’une façon perceptible. Le torse du bel enseignant est caressé, embrassé, l’excitation provoquant la hausse de plusieurs degrés. Entre pulsation du cœur, légère moiteur corporelle, entrelacement des jambes, ce début plus que prometteur s’interrompt, la raison revenant à la charge.

-Attends.

-Qu’est-ce qu’il y a? lui demande-t-il doucement, voix un tantinet suave.

-C’est pas que j’en ai pas envie. Au contraire, lisant dans son regard son immense désir, mais vu où ça va nous emmener, j’ai peur de ne pas rentrer à temps. Je ne veux pas arriver avant que mon père, mes frères n’arrivent avant. Tu comprends?

-Tu n’as pas à t’inquiéter, encadrant alors son visage dans ses mains. Je comprends. C’est dommage, je l’avoue, en souriant tous les deux,l’un espiègle, se comprenant plus que bien, mais je ne voudrais pas qu’un quelconque retard par rapport à ce qu’on s’apprêtait à faire, ne te cause des problèmes. On s’est laissés aller spontanément et ça commençait à devenir très très intéressant.

L’adolescente sourit avec davantage de largesse, ne pouvant qu'acquiescer, frustrés réciproquement. Dieu! Quel dommage! Dans le feu de l’action, des gestes caressants s’égarent, le désir menant la danse. L’envie prend toujours de l’ascendant. Patrick se redresse, s’apprêtant à reboutonner sa chemise, empêché cependant et subitement par son élève préférée. L’air interrogatif, la fixant de son bleu azuré, Teresa le ramène vers elle, l’embrasse, lui murmurant ensuite qu’ils n’étaient pas forcément obligés de tout stopper.

La bouche du prof s’étire, se disant que ce n’est pas faux.

-Tu as raison.

Il se recouche sur son corps, s’embrassent de nouveau, se contentant uniquement de se limiter aux préliminaires, avec aise. C’est un véritable délice!

Jambes, cuisses frôlées du bout de la bouche de l’expert en cette matière, vêtements à moitié éliminés où seule la peau est habillée par la lente cadence de ces baisers au charme extrêmement particulier. Et les soupirs chantent à chaque fois. Le bout de la langue part en promenade, met son corps en éveil, se cambrant à nouveau, l’esprit déconnecté, hors de cet univers. Les maths peuvent être finalement très stimulants. Le calcul  … Pas si ennuyeux! Et avec un tel professeur. Les cours devraient durer à rallonge.

Ventre encerclé par des milliards de chatouillements cette fois, l’excitation tremble, le corps s’enfonce, sur le point de voyager en direction d’une très lointaine constellation. Attention, le danger peut guetter quand le dépassement autorisé a fait envoler ses limites. Ce genre d’invitation a des conséquences.

Sa poitrine se gonfle, sa respiration devient irrégulière, consumés par le désir qui gagne du terrain. Tant pis! Aussi bon si ce n’est pas meilleur que leur première navigation sans pour autant là, plonger dans les eaux trop profondes. Ils ne se feront pas piéger en fin de compte.

La bouche de chacun sillonne, courbes effleurées du bout des doigts, la visite guidée se poursuivant sans se priver avec habileté. Quand on s’embrasse, c’est sa faute et non la nôtre. Le contact des lèvres est un très dangereux déclencheur. Seigneur, la délicieuse expérience parle! L’activité physique peut exciter une seconde fois l’appétit. Je plane chaque fois que …. .


***

***
Girl I wanna kiss you, but not just on your lips no
Ma belle, je voudrais t'embrasser, mais pas seulement sur tes lèvres, non

The tips of your fingers and every intersection, start again down at your pinkie toe
Le bout de tes doigts et toutes les intersections, recommencer depuis ton petit orteil

Can you tell I miss you from my cadence and tempo?
Peux-tu dire que tu me manques par ma cadence et mon tempo?

Lips are a trigger and maybe this connection is a point we should be aiming for
Les lèvres sont un déclencheur et peut-être que cette connexion est un point que nous devrions viser


I get high every time I get the taste of you on my tongue
Je plane chaque fois que j'ai ton goût sur ma langue

And I know you’re one to hold onto
Et je sais que tu es quelqu'un à conserver

Deep sigh every time I get a hint of you in my mind
Profond soupir à chaque fois que je t'ai à l'esprit

Cause I know you won’t be held onto
Parce que je sais que tu ne seras pas retenue

Babe I’ve got a weakness for the backs of your knees your honey spilt over
Bébé, j'ai un faible pour l'arrière de tes genoux, ton miel a débordé

And now I am an army of ants and we’re all thinking the same thought
Et maintenant je suis une armée de fourmis et nous avons tous la même pensée

Let me introduce you to my slippery fingers
Laisse-moi te présenter mes doigts qui glissent.

***


La conjoncture de ce fabuleux instant s’était présentée favorablement. Encore mieux oui. Le temps quelques minutes plus tard de remballer ses affaires, la demoiselle est raccompagnée jusqu’à chez elle, se garant un peu plus loin comme d’habitude. Un week-end magique, stupéfiant, surnaturel au goût. Son être entier en est imprégné.

lundi 24 septembre 2018

Mentalist Cœurs à Vif - Chapitre 40



Cette décision consensuelle de succomber sans avoir pu combattre ce désir, refréner cette attirance éprouvée l’un envers l’autre, celle-ci est en cours de progression. Comme dépassés par une situation complètement irréelle. Ils se fixent alors durant un minime instant, davantage troublés par ce passage à l’acte, rompant ainsi définitivement le rapport bienséant entre un enseignant et une élève. C’est inévitable. Un baiser! Encore un autre! Celui-ci débute avec beaucoup de douceur très condensée, pouvant sentir de l’égard, de la tendresse, du respect.

Toutefois, une légère culpabilité déboule à l’improviste dans l’esprit du jeune professeur qui ne rend qu’une visite éphémère, sentant par la suite qu’elle n’est pas la bienvenue. Une mauvaise conscience soudaine qui tente de l’empêcher de commettre une erreur irréparable tant vis-à-vis de sa carrière d’enseignant que de sa vie privé, sa situation sentimentale déjà engagée ailleurs, non clarifiée. Aïe, aïe! Torture mentale en vue. Quel choix cornélien! Conscience à écouter ou pas? Pas si simple.

Mais ce qui est ressenti à cette seconde est plus fort, envoyant tout paître. Ils sont devenus le genre qu’ils ne pensaient pas. Rien ne s’acquis jamais. Chacun peut être entraîné dans l’imprévisibilité  qui vous aspire d’un coup sec et radical. Qui peut affirmer se connaître parfaitement et ne pas céder à la tentation? La preuve vivante sous les yeux. Oh!

Les lèvres des futurs amants se découvrent plus profondément, complémentaires, s’unissant par un mouvement harmonieux, alternant un french kiss subtil, savoureux et délicieux. “Dieu! Qu’est-ce qu’il embrasse bien!”

Aux anges, transportée, tout est dit. Le baiser se stoppe momentanément, Teresa et Patrick se regardant de nouveau, pupilles brillantes, dilatées, le désir s’étant accru. Ça paraît toujours irréel.

Le bras désenlace la taille, les mains du prof se dirigent alors vers le visage de la jeune fille de 17 ans qui se laisse bercer par les caresses, fermant immédiatement les yeux, touchée par la félicité. “C’est si doux. J’aime ça.”

L’adolescente s’extasie dans sa tête, profitant de ce plaisir. “Le paradis, quoi.”

Un baiser se dépose sur le front puis au coin de l’œil droit, près de l’oreille, bas de la joue avant que les lèvres ne reviennent sur celles de Teresa. Le baiser se ranime à l’identique, cette douceur incomparable qui s’applique, s’employant à ne rien brusquer, les mains restées sur la figure. Celles de la miss se posent sur celle de Patrick par un enchaînement rapide de ce geste avant qu’il ne la fasse légèrement reculer vers les poufs où, proche, elle est entraînée avec lui à se baisser, à genoux par un mouvement également lent.

Teresa prend l’initiative à son tour de le déshabiller, enlevant son haut à manches longues, bleu. Le regard de la jeune fille s’écarquille avec discrétion, séduite par la musculature esthétique, travaillée avec mesure. Ses yeux détaillent avec intérêt, s’émerveillant encore, sa couleur émeraude qui s’intensifie à ce moment.

Telle une enfant qui recevrait un cadeau à noël. Ce fut une découverte avec Kimball lors de sa première fois, observant avec surprise, tel le cadeau que l’on déballe au petit matin. Ça lui a fait tout drôle d’explorer visuellement pendant la première étape avant le passage aux préliminaires. La pudeur, l’appréhension, la crainte de se livrer à nue. A sens double!

Mais quand on ressent que l’on peut accorder sa confiance, en ayant réellement envie, on se laisse guider, acceptant d’être apprivoiser. Son ex-petit ami était tout aussi beau à regarder comme elle le pensait, n’éprouvant pas une sensation similaire néanmoins. Chacun est unique. Et avec Patrick Jane, ce sentiment troublant, intimidant s’est accentué à part entière. Certainement dû à l’expérience de l’homme, davantage chevronnée. Il doit en avoir d’écrit dans son curriculum vitae très privé.

La différence d’âge impressionne également, du fait aussi que ce soit un prof, de 25 ans cela dit. La jeunesse est toujours impressionnable. Normal. Et cette situation est follement excitante. Même si mademoiselle Lisbon n’aime pas la dangerosité des mauvais garçons, l’aventure ne laisse jamais indifférent un jour ou l’autre, succombant à son appel dans ce cas.

Eh! Oh! Alors, on ne m’ignore plus, hein! On ne me résiste pas tout le temps. Haha!

Les mains du doux expert se logent à la taille de Teresa, s’embrassent une nouvelle fois, la bouche de celui-ci déviant un peu après vers le cou. Un baiser, un second adressé tendrement, ce qui fait étirer méthodiquement les lèvres de la jeune fille avant de fermer les yeux, les rouvrant rapidement lorsqu’elle sent la bouche de mister Jane se poser au-dessus du nombril.

Ce contact étrange, mille fois agréable, la fait tressaillir intérieurement, ses lèvres s’agrandissant d’une manière extatique. L’expression transparaît alors un effet majeur de satisfaction. “Ça fait vraiment drôle, chatouillant.” Ça émoustille forcément.

Ses paupières se referment, son visage se modifiant en un air d’extase qui s’allie à sa pureté.

Un ange brun.

-Je ne m'attendais pas à ça.

Teresa ne réalise pas que sa pensée à poussé avec intelligibilité pour elle. Embrasser cette partie du corps, le toucher merveilleux des paumes sur la peau sensible, très sensible d’une ado et quand on est au tout début de sa sexualité, encore en rodage, ça fait tourner la tête. Patrick esquisse alors un sourire amusé, un tantinet narquois, charmeur à la fois, à travers l’aspect malicieux qui a deviné que ces mots se sont évadés involontairement de sa jolie bouche.

Son corps se redresse à la hauteur du minois de son élève favorite, lui demandant de répéter d’un ton taquin évidemment.

-Qu’est-ce que tu as dit?

La demoiselle ouvre les yeux, ceux-ci légèrement perdus dans le brouillard, rougissant, les joues tièdes.

-Je sais pas trop. Ça m’a échappé.

-C’est pas très grave. l’informe-t-il en murmurant.

Les mains reposées de nouveau sur le visage de Teresa, non déstabilisée à présent, l’esprit ailleurs. Ça équilibre les émotions certainement.

Le baiser ressuscite sur la bouche de l’adorable, un peu désorientée, les doigts de celle-ci allant pénétrer la blondeur bouclée du très craquant enseignant. Le beau monsieur apprécie. Ces gestes sont maintenus dans la douceur, délicatesse ainsi qu’une dose injectée par-ci, par-là de sensualité, un mélange subtil de leur langue bien maîtrisée lors de cet oral très intime étant de la fête qui s’avère très engageante.

C’est chaud, saveur succulente.

Oui, j’en ai très envie, de plus en plus, sans aucun doute. C’est fantastique comme il sait s’y prendre!”

Des caresses se dispersent sur le dos de la demoiselle, frôlant l’agrafe du soutien-gorge sans passer à l’action. Il y a tant de respect, de déférence témoigné. Pas un gros saligaud qui se précipiterait, se jetant sur sa proie avec perversité. Son genre de pensée qui ne mâcherait pas son vocabulaire mental. Ses intentions ne sont ni plus ni moins sincères. Comme s’il n’osait pas à ce moment, ne désirant rien bousculer, n’étant de cette trempe de goujat. Gentleman jusqu’au bout.

Prendre tout son temps, voilà le secret.

Elle est alors considérée comme une personne de valeur qu’il ne veut surtout pas abîmer. Le toucher avec précaution. Le corps de Patrick se replie, sa bouche se met à cet instant à parsemer quelques baisers cette fois-ci de chaque côté de la taille pour le plus exquis plaisir de la jeune fille avant que celle-ci ne soit soulevée sans heurt, transportée par la suite dans la chambre de son professeur dans laquelle se poursuit le cours très particulier et en toute protection pour l’examen final.

Pas d’inconscience inutile. C’est indispensable entre un adulte responsable et une élève consentante.

Ils s’endorment plus tard, beaucoup plus tard, miss Lisbon blottie contre lui. Au matin, au réveil, ses yeux s’ouvrent, comblée, sourire radiant qui illumine sa figure de petite jeune femme. Sur le dossier d’un siège beige en velours, aménagé dans le coin, près de la porte fenêtre qui donne sur un balcon de superficie moyenne, Teresa remarque un long tee-shirt qui pend dessus.

Pendant  ce temps, dans la cuisine, mister Jane finit de préparer le plateau du petit déjeuner avant de se diriger peu après en direction de la chambre. Un petit déjeuner au lit, une chance supplémentaire d’être choyée. Et un plateau spécial, muni de quatre pieds de petite taille, solide pour tenir debout. Il fait son entrée, souriant, voyant la demoiselle réveillée, assise dans le lit sur lequel le plateau est posé, accompagné d’une poétique note d’humour matinale.

-Oh! La princesse au bois dormant a émergé de son sommeil.

Teresa sourit avec amusement, trouvant ceci flatteur, ce qui lui plaît bien.

-Bien dormi?

-Oui.

Le très attentionné professeur la désigne ensuite, ne voyant aucun inconvénient pour qu’elle ait revêtue son tee-shirt ample aux allures sportives. Noir à manches courtes, rayures blanches qui se superposent dessus ainsi qu’au bas du tee-shirt, portant le numéro 95.

-Oh! Je vois que tu as trouvé mon vêtement fétiche. s’exclame-t-il, le timbre bien joyeux.

-Ça ne te dérange pas au moins?

-Evidemment non.

La main de Patrick vient caresser la joue encore tiède, rosie de la jeune fille avant de déposer un baiser chaste sur sa bouche.

-Bonjour, vous.

Les lèvres de la petite femme augmentent leur étirement grâce à ce salut tendre et murmuré.

-Tu as faim, j’espère.

-Oui. Très.

-Tant mieux.

Il s’assoit alors sur le rebord du lit, énumérant ce qui compose ce petit repas du matin qui semble délicieux.

-Jus d’orange, pancakes, sirop d’érable, miel ou confiture de fraise, suivant sa préférence ou brioches, toasts grillés. Beurre sans oublier. A moins que tu préfères des céréales.

-Non. Ça me va très bien. Waouh! Tout ça?!

Patrick hausse une épaule, lui faisant comprendre à son expression que c’est tout à fait normal.

-Tu mérites un traitement de faveur.

L’adolescente se montre touchée, heureuse avant d’acquiescer timidement à cette déclaration exprimée avec sensibilité et sérieux.

-Ça a été très spécial hier soir.

Un regard éloquent s’échange furtivement, repassant au sujet du petit déjeuner.

-Comme je ne savais pas, j’ai préparé du thé, du café, grimaçant légèrement vu son âge, ce qui n’empêche pas, et du chocolat.

-Du chocolat, je vais prendre.

-D’accord. Mademoiselle est servie. Tu bois quoi d’habitude?

-Ça dépend. Des fois du café, je l’avoue mais rarement et du thé parfois. Mais le plus est le chocolat.

-Je ne me suis pas trop trompé alors. souriant de nouveau.

-Non en effet et c’est parfait.

-Tu peux attaquer.

Patrick prend sa tasse de thé noir aux fruits rouges tandis que Teresa prend son verre de jus d’orange frais. La tasse en vient à rester à cette minute en suspens, prenant un air quelque peu pensif ainsi que soucieux.

-Ecoute.

Par rapport à ce qui se passe, la miss le regarde, le verre au bord de la bouche, appréhendant subitement de ce qu’il pourrait dire.

-Il ne faut absolument  pas que quiconque le sache. Je pourrais avoir de très graves ennuis. Être renvoyé si ça venait à s’apprendre par mégarde. Ça mettrait ma carrière en l’air. Tu comprends?

Cette consigne importante lui est rappelée à voix posée, diplomate, assimilée correctement. Le verre est éloigné, la demoiselle affichant un léger soulagement. Non. Pas d’inquiétude à tordre les entrailles. Mister Jane n’est nullement le genre à virer une personne comme une malpropre.

J’ai couché avec toi, maintenant casse-toi.

Mais quelle horreur! Et il en serait le premier à en être choqué en assistant à une telle attitude.

Sûrement pas!

-Evidemment que je comprends. Je ne suis pas du genre à répéter quoi que ce soit sur les toits.

Teresa écarquille les yeux afin de bien signifier l’importance de la situation.

-Ok. Je voulais juste en être certain même si je n’en doute pas. Parfois ça peut arriver. A une amie ou autre. Il ne faut surtout pas.

-Ça n’arrivera pas.

Le regard de la jeune fille confirme bien qu’il peut avoir toute confiance en sa discrétion, étant capable de garder un secret. Nullement une cafardeuse, digne de compter sur elle.

-Très bien.

Un sourire se souligne, rassuré, balayant ensuite une mèche de cheveux avec douceur, tout cet ensemble d’attention faisant son bonheur. Et ça se voit! Un petit déjeuner partagé avec régal quelques secondes plus tard, après s’être assis à côté, gracieux comme un adolescent.

Pour marquer, ça marque ! Une belle nuit.

Déjà prêt, douché, les cheveux encore un peu humides, faisant ressortir ses boucles d’or, portant un pantalon beige fluide et tee-shirt à manches mi- longues, un élan biker en Harley imprimé dessus, la tenue d’intérieur est assez décontracte. Et il est si mignon au lever du jour!

On peut dire amoureuse? Malgré qu’ils se soient connus avec approfondissement durant cette soirée, la pudeur maintient sa présence entre eux.

Lorsqu’elle part dans la salle de bain quelques minutes plus tard, pour se préparer à son tour, une douche à deux ne vient pas tenter l’esprit de l’enseignant. L’image reste sage. L’aurait-elle rembarré? Enfin! Assurément pas! Mais c’est aussi bien comme ça.

Les yeux clos, la frimousse ruisselante d’eau chaude, sa chevelure brune aux reflets légèrement auburn sont plaqués en arrière, la cascade dévalant le long, Teresa repense à ce moment à cette proximité très intime qui s’est produite. Le frémissement intérieur revit immédiatement, comme la lycéenne qu’elle est toujours.

***

Une fois dans la chambre, il la posa sur le lit sans geste hâtif, la miss ne portant que son jean noir. Il s’installa à côté, plaçant sa main sur la nuque tiède de celle-ci. Ses lèvres reprirent alors leur activité, langue s’entremêlant délicatement tandis que la main de Teresa vint s’immobiliser durant quelques instants sur la masse bouclée du jeune prof. La sienne descendit sur le cou de l’adolescente, l’effleurant du bout des doigts.

Pouce et index se positionnèrent peu après sur le menton de la jeune fille, se souriant mutuellement pendant l’interruption temporaire du baiser. La bouche qui avait partiellement parcouru la zone du ventre l’avait remise en appétit. Sa peau embrassée, le tour du nombril frôlé et légèrement caressé avant qu’elle ne remonte, exécutant une nouvelle caresse du bout des lèvres, on frissonne inévitablement. Un très bon aperçu de ce qui l’attendait.

Son goût lui fit penser à celui d’une pomme, de cerise ou celle d’une sucrerie au caramel comme une sucette tourbillon que l’on achète dans une fête foraine. La fillette en elle aimait cette saveur sur sa langue, les papilles en émoi.

A nouveau, une excellente maîtrise de leur même langage repris l’oral, la main de la miss se posant ensuite sur la nuque du gentleman. Le baiser s’intensifia un petit peu avant que Teresa ne soit embrassée furtivement au niveau de la clavicule puis celui de la gorge, ces deux zones réceptives explorées dans le désordre.

La bouche de Patrick parsema une nouvelle fois peu après un collier, espacé, de baisers sur la région abdominale, la taille, descendant par la suite au niveau du nombril, chatouillant, l’excitant en même temps. Son parcours se termina sur le ventre ce qui la fit sourire nerveusement, se délectant de la fabulosité de ces lèvres. Le nombril fut humidifié d’une manière minime à bouche menue après que le bouton du jean fut déboutonné, baissant également, légèrement la fermeture éclair. Chatouilleuse, oui, Teresa ravala un rire nerveux aussi, le plaisir s’accroissant, très révélateur sur sa ravissante frimousse.

Seul un profond soupir s’extériorisa dû à cette sensation d’extase qui commençait à l’envahir. La tête du jeune professeur se releva, ses lèvres étirant quant à elles une forme pleine d’allégresse, infiniment malicieuse, le ton à nouveau taquin.

-Contente?

Et à la vue de l’expression de la demoiselle, ça confirmait sans aucun doute.

-Waouh! Très contente.

Le sourire de celle-ci s’agrandit, éclatant, d’une façon expressive. Il revint de nouveau à ses lèvres, s’embrassant alors tendrement, très affectueusement sans que leur langage spécial ne s’incruste. La suite du cours très, très privé devint vite importante néanmoins. Dextrement, le jean fut enlevé sans brutalité bien sûr, rendant la jeune fille encore intimidée, un peu pudique avant que ce sentiment ne disparaisse grâce à une sensation confortable, d’une étrangeté inopinée, dans laquelle elle se laissa s’y enfoncer, lâchant prise.

Patrick revint sur son corps à moitié dépouillé de ses vêtements, se coucha dessus, le baiser redémarrant activement, langues mêlées, toutefois des plus doux.

Chacun reposa leurs mains sur le visage de l’autre ou quelques secondes plus tard celles de la jeune fille fuirent en direction du bouton du pantalon. Celui-ci fut déboutonné à son tour, débraguetté également. Il prit l’initiative de l’ôter avec l’aide de la demoiselle sous le regard troublé de celle-ci, pupilles scintillantes et vives.

Les baisers sur les lèvres étaient majoritaires, un moyen non calculé mais principalement pour le plaisir de mettre davantage en confiance. Mission accomplie!

Les effleurements menés par l’adolescente ne se montrèrent au fur et à mesure hésitants lorsque ses doigts circulèrent sur le dos de mister Jane, habilement, sans se détacher  de sa bouche. Doué décidément.

L’image qui lui vient par la suite fut celle de l’effleurage sur sa cuisse, appliqué lentement, inlassablement après que le jean fut retiré. Quelle douceur! Dans cette séquence rediffusée dans sa tête au ralenti, un enchaînement se produit, identiquement sur la rapidité du visionnage.

Un baiser se reconnecta du bout des lèvres, sciemment, répétant l’art de procéder en y répondant, parfaitement à l’aise malgré qu’elle se sentit un tantinet timide sans que cela ne transpire sur Teresa.

Imperceptible, pourtant soupçonnable par le perspicace mister Jane qui ne plaisanta pas à ce sujet. Quel manque de tact ça aurait été, gâchant tout. Il y avait bien trop de compréhension de sa part et cette intelligence de se montrer respectueux.

L’image de la continuité du baiser se suit ensuite comme un flash, y souriant plaisamment, toujours rêveuse sur ce qui s’est concrétisé.

Caresses éparpillées sur le corps joliment proportionné de la miss, bouche de chacun voyageant chacune son tour sur la peau des deux amants, ventre de Teresa se gonflant au plaisir maximum quand les lèvres de l’enseignant entamèrent une exploration audacieuse le long de ses cuisses, jambes avant de remonter vers sa poitrine. Son dos se cambra à cet instant, plus que sous son charme, bouche entrouverte. Les préliminaires furent merveilleusement réalisés, exprimant ce plaisir donné, reçu à tour de rôle.

Doux, intense, unis émotionnellement, le lien le plus élevé entre un homme et une femme qui fut partagé.

Bien jeune pour vivre une expérience plus mature? Attendre d’atteindre la majorité? Il aurait pu y songer. Mais ça ne prévient pas. Rien ne peut se planifier dans la vie.

Pouce, index frôlèrent à leur tour, bouche jouant l’une sur l’autre, s’investissant beaucoup plus. Dans la pénombre à demi, leur ombre corporelle, la courbe lui apparaissant assez nette, achève la projection privée de cet échange physique de ce cours si particulier. Seul l’effleurement qui s’y était ajouté, s’additionne en guise de bonus ainsi que le mariage de leurs lèvres, appuyant sur le bouton arrêt puis plan rapproché sur leur profil.

La vision qu’elle finit d’en avoir est très romantique et sans hypocrisie, sexy.

Elle embrassa certaines parties du corps de mister Jane, désir puissant et dominant, entendant son soupir, yeux fermés, plaisir évident. Il n’était plus question d’être gêné. Leur corps s’enveloppa d’une chaleur étourdissante, n’en formant bientôt plus qu’un, unique, vibratoire. Sens en ébullition, l’activité corporelle s’accentua, l’envie criant de l’intérieur. Lorsqu’elle fut à son apogée, celle-ci les posséda, la faisant pénétrer profondément en eux jusqu’à les transporter dans un autre univers, vaste, illimité par son espace. Ils pouvaient se vanter qu’ils avaient connu le Big Bang. Une magnifique explosion colorée avait habillé la pièce.

Ce nu à nu devenu moite et quand même ardent vers la fin de leurs ébats était la plus phénoménale entrée en collision jamais produite. Cela avait éclairé leur ciel, visible depuis un ailleurs lointain. Joue caressée après l’amour, doux baiser à nouveau adressé, se regardant, s’embrassant encore un peu, peau aimantée, elle savourait cette réalité, ne voulant plus touché la sienne. « Mon dieu ! Si délicieux ! »          

Dans cette chambre, le monde était devenu en relief, de toute teinte  et bien plus exaltant qu’à l’origine. Faire l’amour rendait la scène encore plus belle, cette vision en 3D donnant raison.

Son joli minois resplendit sous la douche en le revoyant, teint plus lumineux. Teresa se sent comme une mini jeune femme. C’est une grande, jeune demoiselle à présent.