Jusqu'à la fin

Jusqu'à la fin
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mercredi 6 novembre 2019

Mentalist Cœurs à Vif - Chapitre 61






Après que sa cheville ait été auscultée, le diagnostic tombe.

-C’est une entorse. Votre cheville est rouge. Si elle avait été bleue c’aurait été une déchirure des ligaments. C’est une bonne nouvelle.

-Tout dépend. Combien de temps je vais rester comme ça?

-Trois semaines, un mois. Tout dépendra de votre facilité à guérir.

-Un mois?! C’est long!

-Vous pouvez vous estimer chanceuse. Si ça avait été une déchirure vous auriez pu dire adieu au cross.

Teresa hoche la tête, réalisant cette chance en fin de compte à sa façon. Le plus dur restait à venir. Le médecin du sport lui avait soumis l’obligation de marcher avec des béquilles. Un exercice pour le moins difficile.

Tenir l’équilibre avec cesMachins?!” L’adolescente craignait de marcher comme une handicapée. Rien de mal à ça en temps normal mais avoir l’air de l’être c’aurait été comme se sentir telle une acrobate jongleuse, se cassant la figure, ne sachant se déplacer sur sa petite roue. Cela dit, un exercice pareil révélerait d’un défi encore plus casse-gueule.

Ouais il fallait s’estimer heureux.


**********

Deux jours plus tard, Teresa arriva donc soutenue pas les béquilles, se sentant déséquilibrée. Pour grimper les escaliers, ça serait à cloche-pied. Mais on peut toujours compter sur une épaule amie.

Teresa remercia Grace. Cependant, la jeune fille ayant le tempérament à vouloir s’en sortir sans aucune aide, elle préféra faire l’apprentissage des personnes à mobilité réduite. L’ado se débrouillait … Maladroitement. Tous les débuts le sont néanmoins.

Au moment de basculer, Kimball se tenant derrière, accourut, empêchant ainsi que la pauvre ne s’étale comme une crêpe. En y songeant, sa bonne amie aurait été réactive pour la rattraper.

-Ça va aller?

-Ouais. Il faut juste que je m’habitue à ces engins. répondit-elle en souriant. Si je ne réussis pas avant de me vautrer.

Le jeune homme esquissa un doux sourire, croisant les doigts pour que ça n’arrive pas.

-Je ne pensais pas que c’était si dangereux comme sport.

-Ah, ah. Fais attention à ton pied. Si ma béquille t’appuie dessus sans le faire exprès…

-Si tu ne te vautres pas avant.

Teresa réussit à donner un petit coup dessus, lui faisant extirper un mini; “Aie”, bien simulé.

-Si t’as besoin d’un coup de main ….

-Non. Ça ira.

La jeune fille lui sourit sans en souligner un trait sarcastique. Cette gentille proposition était tout à fait sérieuse.

-J’suis là.

-Je sais.

Ils continuèrent à escalader le mont casse-gueule, Grace glissant alors un commentaire près de l’oreille de son amie.

-A mon avis c’est pas vraiment fini.

Teresa élargit un sourire ébauché, répondant par un non gêné.

-T’as rougi.

-Euh? Non.

-Si, si.

-Oh, arrête.

-Tu verras.

L’échange s’arrêta à l’instant où elles franchirent la porte de la salle de cours. Et au programme, en cette deuxième heure, littérature. On ne badine pas avec l’amour. “Ça tombe bien!”

Kristina Frye prit des nouvelles directement auprès de la blessée, lui demandant si elle allait bien et comment elle s'était fait ça, n’étant complètement au courant.

-Au Cross Country? C’est plutôt rare de se blesser.

La tête de Teresa se tourna vers Kimball, le visage de celui-ci amusé qui lui disait; Tu vois. Il n’y a pas que moi qui le pense.

La jeune fille grimaça simplement, répondant par un oui timide. “Au Cross Country?! Ridicule!

Après s’être assise avec difficulté, voulant se débrouiller, le professeur lui prit ses béquilles, allant les poser ensuite contre son bureau, remerciée. Il fallait alors comprendre; Une aide est toujours la bienvenue. Et à la fin des cours, ça ne se refuserait pas. 

Étudiant une oeuvre classique depuis un petit moment, il était temps à présent qu’un devoir tombe ou vu comme un défi pour certains. Le jouer? Trop commun. Non. Que ce soit plus original, personnalisé. Plus passionnant. Il s’agissait de choisir un acte et de le transformer avec ses propres mots sans modifier le sens.

Embarrassant, intimidant surtout de révéler son travail. Sans oublier qu’il faudrait le partager, debout, devant toute la classe. Rien que ça!

-On pourrait pas travailler à deux? Ça serait mieux.

-Non, Danny. Mais merci pour ta suggestion.

-Non mais j’suis sérieux.

-Je sais. le disant avec le sourire.

Rusé mister Ruskin! Mais l’enseignante ne tombe pas facilement dans le piège.

-Écoutez-moi. Vous devez essayer d’extérioriser votre moi le plus profond. Vous mettre face à vous-même. Vous abandonner, enlever votre masque, vous révéler. Vous allez vous déclarer. Vous mettre à nu.

-On risque d’être censuré.

-Danny!

-J’dis plus rien.

-Bonne idée.

Le plaisantin étira un bref sourire très expressif. Il aurait tout fait pour éviter de se pencher dessus. Peu à l’aise dans cet exercice, c’était déjà la honte pour lui, n’étant l’unique. Pour d’autres ça ne posait pas de problème.

-Vous avez deux semaines et ça contera pour votre moyenne.

Danny se sentit foutu, découragé. En voyant la réaction du jeune garçon, Frye ajouta un mot qui agit comme un effet rassurant. Normalement.

-Ce n’est pas le bout du monde. Ne vous torturez pas l’esprit. 

Chacun hissa leur antenne, écoutant attentivement. Ça donnerait du courage et motiverait..

-Ce n’est pas un rapport à rendre à la C.I.A non plus.

Ce petit trait d’humour détendit légèrement la crispation générale.

-Et ce n’est pas non plus un simple dessin de coloriage. Soyez quand même appliqués et imaginatif. Sincère aussi. Vous pouvez même apporter de la fantaisie.

-Comme coller des gommettes et mettre des paillettes?

-C’est très drôle Danny. Tu peux toujours tenter. le mettant là au défi d’oser.

Il leva la main à nouveau, demandant à cette seconde s’il était possible de lui parler de quelque chose après le cours.

-Oui bien sûr.

L’intuitive mademoiselle Frye de quoi il était question. Farceur à ses heures mais revenant à la modération depuis un petit moment. Cette attitude surprit celle-ci, contente de cet effort ainsi que Tamzin. Il souhaitait réellement s’améliorer.

Et donc après la fin du cours, Houdini s’entretenu rapidement avec son professeur en privé durant l’interclasse.

Pendant ce temps, le petit groupe se montrait aux petits soins avec Teresa, lui proposant soit d’aller lui chercher à boire ou un encas ou voire l’accompagner aux toilettes si besoin était. Elle n’en revenait pas, souriant, les remerciant encore.

-C’est gentil mais ça ira.

-Ça va aller pour la radio?

Cette question subite l’intrigua, répondant avec humour.

-Euh, oui. C’est juste mon pied qui est à la traîne.

Cette réflexion plus ou moins anodine et intéressée hérissa Grace qui ne fit pas transparaître ce petit agacement. Cette Lorelei était gonflée. Pourquoi jouait-elle à s’en soucier? Vouloir prendre sa place? “Ça ne m’étonnerait pas.”

Envie pressante, Summer par contre s’absenta durant quelques minutes, profitant de faire partager une information pendant ce court laps de temps dont celle-ci les laissa pensif, interrogatif.

Grace ne put penser quant à elle; C’est une garce mesquine. Sans pour autant douter de ces dits.

-J’ai vu son copain l’autre jour. Elle devrait se méfier.

-Pourquoi?

Wayne curieux, sourcils froncés, se demanda où son amie voulait en venir, lui plaisant à moitié.

-Quand quelqu'un fume pas seulement des cigarettes, ce n’est jamais de bonne compagnie.

Chacun se regarda, tête légèrement baissée. La nouvelle était déconcertante, contrariante. Il fallait vérifier la véracité des faits.

On aurait pu croire que cette révélation était bienveillante. Mais Lorelei Martins était plutôt le genre de personne à avoir une face cachée même si elle était assez directe sans mâcher ses mots. On ne savait vraiment sur quel pied danser. Percer à travers était comme planter sur un mur en béton.

Grace se demandait de son côté comment Wayne pouvait être ami avec une pareille fille. C’était une énigme.

mardi 17 septembre 2019

Mentalist Cœurs à Vif - Chapitre 60





-On l’a fait. J’y crois pas.

Tamzin esquisse un doux sourire, tête tournée vers son surprenant magicien, celui-ci en pleine béatitude.

-Oui. C’était merveilleux.


Le regard du jeune homme se tourne à son tour, acquiesçant à haute voix.

-Oh, oui. Ça l’était.

Couchés dans le lit, sa main se pose sur la sienne, se souriant tous deux comblés.

Puis une pensée soudaine bondit dans son esprit. L'imprévu peut contrarier.

-Euh! Au fait. Ta tante. Elle revient bien dimanche? Pas avant?

-Et bien parfois elle peut être imprévisible. Revenir plus tôt que prévu.

-Ah, bon?

La crainte fait son retour. La jeune fille élargit son sourire, le fixant.

-Quoi? Tu plaisantes? C’est ça?

-Oui et non. Ma tante rentre parfois plus tôt que prévu mais elle prévient toujours la veille en téléphonant. Mais à mon avis ça ne sera pas le cas.

-T’es sûre?

-Oui. Je suis une sorcière. Il ne faut pas l’oublier.

A ces mots, Danny se sent soulagé, l’arrangeant de vouloir la croire avec certitude. Ce week-end complet, il y tient.


***************


Le lundi matin, on peut remarquer certains changements. Il n’y a pas que Tamzin et Danny qui ont passé le week-end ensemble. Summer et le dauphin également. Et pour preuve. La bombe pétillante arrive en coup de tonnerre sur un bolide sauvage. La plupart des lycéens se stoppent, admiratifs en voyant l’engin d’enfer.

Le bel été et le mammifère ont une allure royale dessus. On dirait des rocks stars. 

Summer descend sans maladresse, embrassée ensuite avec force.

-A plus tard, bébé.

Flipper redémarre aussitôt, pressé tandis que la miss s’avance en direction du portail d’un pas aérien, lumineuse. Rigsby comme à son habitude s’est extasié après que Kimball ait rajouté; Sacré moto! Scotché. Ils ne sont pas passés inaperçus auprès du petit groupe, déjà présent ainsi qu’auprès de la principale. Pas vu d’un bon œil par contre.

Quant aux professeurs, pas de critique a apporté. Plutôt stupéfaits.

“-Mmm! Belle bête!”

Kristina Frye n’est pas du genre à aimer ce qui est traditionnel. On ne pouvait que reconnaître que la moto conduite a fait de l’effet. Une Idian Roadmaster. Siège en cuir clouté de couleur marron très confortable, carrosserie noire, magnifique! Même monsieur Jane fut conquis.

-Waouh! T’as fait une entrée fracassante! s’exclame Danny.

-Ouais. J’étais pas censée monter dessus ce matin.

-C’était Flipper?

A la manière dont le demande peu après Teresa, un petit sourire en coin, elle devine qu’il n’est pas juste venu la chercher chez elle. 

La demoiselle soupire de bonheur, ne tardant pas à ajouter quant à elle un complément d’information assez intime.

-On a passés le week-end ensemble.

-Je vois.

-J’crois que je suis pas la seule.

Toutes deux dirigent leur attention vers les deux autres tourtereaux, ceux-ci main dans la main, se regardant amoureusement.

Les deux filles continuent leur chemin pendant que Lorelei, qui est arrivée juste avant le départ du dauphin, questionne son ami.

-C’était qui sur la moto?

-C’est le copain de Summer.

-Ah, ouais?!

-Ouais.

-C’est une super moto.

-Ça oui!

-Il est pas mal non plus.

-Pourquoi? C’est ton genre?

Wayne lui demande d’une façon détachée, le prenant vraiment à la légère. Pourquoi pas? Pas du tout pris au sérieux contrairement à Grace dont l’oreille à proximité à bien capté. Le genre de fille à piquer le petit ami des autres. Bien le genre. A s’en méfier comme la peste.

Le week-end en amoureux n’a pas été troublé par le retour impromptu de la tante, l’ayant savouré jusqu’à la fin.

Lorsqu’il rentra chez lui, son oncle et sa tante lui demandèrent bien sûr comment s’était passé celui-ci. D’un ton détendu, le visage gracieux, sa réponse fut évidemment; Oui.

-C’était génial. Tout s’est très bien déroulé. reprenant un timbre un peu plus sobre.

Une fois dans sa chambre, il fit un pas de danse en tournant sur lui-même, levant le poing de la victoire.

“Extra, extra!”

Quant à Summer, sa pensée personnelle était la même. Ils avaient même planifiés d’aller faire du surf à Devon Point prochainement. Une première pour elle. Se débrouiller, la miss saurait. Surtout s’amuser.


**********


La première heure qui débute est en chimie, le cours commençant par une annonce.

-Comme vous le savez, ce qui a été affiché sur le tableau, si certains en ont besoin, il y aura à partir d’aujourd’hui des cours de soutien et ceci chaque lundi. On demande aux élèves sans obligation, ceux qui sont calés, de se joindre au groupe de soutien. Je voudrais donc savoir s’il y en a parmi vous qui se porterait volontaire.

Quelques-uns lèvent la main, incluant Grace, Michelle et Jason, choisis parmi trois autres. Spontanément, monsieur Jane s’adresse à Teresa comme si de rien n’était. A une simple élève.

-Ça ne vous intéresserait pas? Vu vos notes. Nous ne sommes jamais de trop.

-Non. Je ne peux pas. J’ai mon entraînement de Cross Country.

Danny la vanne à ce sujet, n’ayant pas complètement changé en tout point, envoyé baladé par la jeune fille, sans agressivité.

-Ferme-là.

Ce qui le fait rire.

-Du calme.

Le sage chahut s’arrête rapidement, le prof profitant furtivement de jeter un œil vers Teresa. Décidément. Leurs rapports restent toujours gelés. La tentative a échoué.



********


La journée se déroule néanmoins en toute normalité. Rien de bien nouveau. Enfin ….

Quand les cours se terminent beaucoup plus tard, la demoiselle se montre fin prête à parcourir les tours de piste afin de s’échauffer. Toutefois, le sport peut s’avérer méchant si on n’y prend pas gaffe. C’est dangereux d’être distraite. Toujours regarder devant soi et non sur le côté par curiosité. Faire semblant ne marche pas finalement.

Après s’être changées, mises en tenu d'athlète, les coureuses en herbe se place sur la piste. Quelques secondes plus tard, leur coach, au premier coup de sifflet fait s’élancer les jambes des championnes. Et ça galope, galope, galope. Jusqu’à ce que le quatrième tour tourne mal. Teresa trébuche, tombant vraiment mal. De voir son joli prof parler avec l’entraîneur, ça distrait.

Alors c’est lui qui l’a interpellé il y a quelques minutes?! Parler de quoi?! De sport? Ah, oui.”

-Oh merde.

Pas de cris,  sa douleur exprimée à voix basse. Deux s’arrêtent, lui demandant si ça va. 

-Euh? Oui.

Alors qu’elle tente de se relever, la jeune fille retombe, relever pas ses deux camarades avant que le coach soit appelé, accourant comme une fusée.

-Qu’est-ce qui s’est passé? le demandant le timbre un peu affolé. 

-J’ai trébuché. Je ne sais trop comment.

L’entraîneur touche ensuite sa cheville gauche, faisant échapper chez Teresa un; Ouille très éloquent.

-Je pense que tu t’es foulé la cheville.

-Oh, non.

-Je vais appeler le médecin du sport. Je reviens.

Il ordonne dans la foulée aux deux gentilles secouristes bénévoles de poursuivre leur tour de piste, le ton neutre après les avoir remercié ainsi que la pauvre petite blessée. 

Pour l’entraînement c’est raté!

La demoiselle déçue, se sentant idiote par sa maladresse, celle-ci encore plus lorsque l’objet de son ignorance très partiel s’approche. L’ayant vu un tantinet dépitée, il s'assoit alors avec prudence sur le banc, gardant ses distances.

-C’est douloureux?

-Si je n’essaies pas de bouger, non. 

Ils sourient de cette réponse évidente, non vraiment sarcastique ou involontairement.

-C’est sûr. Comment s’est arrivé?

Gênée, elle hésite à répondre franchement, préférant rester évasive.

-Je n’ai pas été attentive en courant.

-Pourtant il faut toujours regarder devant. C’est mieux.

-Ouais.

Teresa sourit de nouveau, tête baissée.

-Vous savez vous pouvez y aller. Je peux attendre seule.

-Oui mais ça ne me dérange pas. A moins que ….

-Non. Vous pouvez rester si vous pouvez.

-On se vouvoie à nouveau maintenant?

La jeune fille jette un œil derrière elle, répondant que c’est mieux ainsi.

-Vous avez sûrement raison. Bon. J’espère que ce n’est rien pour votre cheville.

-J’espère aussi. C’est vraiment pas de bol.

-Oh! Vous courrez plus vite que vous ne le pensez.

-Vous êtes médium?

-Non. Juste intuitif. Quoique ..

Ils sourient à nouveau, le cube s’étant légèrement dégelé apparemment.

-Je suis certain que ça va se rétablir rapidement. Une entorse au pire, oui. Si vous aviez prévu d’aller affronter des vagues gigantesques jusqu’à la nuit noire, je vous le déconseille.

Elle rit, le regardant à cet instant.

-Il faudra patienter.

-Oui. Surtout à Devon Point.

-C’est risqué en effet.

-Mais rien n’est perdu.

Les sourcils de Teresa se hausse, craignant de bien comprendre.

-Quand on récupère. Ça convient bien pour des oiseaux libres qui veulent aller voler par là-bas.

-Quoi?

-C’est pas grave.

Après un moment de réflexion, son esprit s’éclaire.

-Attendez. Vous vous voulez dire … Libre.

-C’est ça.

Son expression de surprise se montre expressive, le professeur ajoutant in-extremis; Un jour là-bas.

-Si vous voulez qu’on en reparle.

-Euh? …

Le coach revient malheureusement à cet instant, coupant court.

-Pas trop mal?

-Euh? Non. Ça va.

-Le médecin sera là bientôt. Il nous dira ce qu’il en est.

-Merci.

Les deux hommes se serrent la main par la suite, la conversation interrompue définitivement.

-Remettez-vous bien. lance-t-il.

-Oui. Merci.

Rien de bien nouveau en ce jour?

Teresa vient juste de recevoir les premiers soins. Comment se douter que le sport mène vers différents chemins?

mardi 20 août 2019

Mentalist Coeurs à Vif - Chapitre 59



La demoiselle étire un sourire  nerveux, heureux et béat. Oh, oui! Il sait faire. Qu’est-ce c’est extra! Oh, putain!

Le mammifère remonte ensuite sur son corps encore habillé, sourire fripon, carnassier face à elle.

-Ça a l’air de te faire de l’effet.

-Ouais.

Quelque peu embarrassée, son sourire redouble, l’expression extatique.

-Faut pas que tu sois gênée. C’est naturel.

-Ouais, je sais.

Son menton se pose sur le ventre de la bombe pétillante, se mettant en position d’un maître de confiance, le ton bas, posé, charmeur.

-Est-ce que tu veux vraiment? T’en as envie?

-Ouais. Y a pas de doute.

-Alors, c’est une bonne nouvelle.

Tous deux en rient, voulant obtenir une confirmation pour conclure.

-C’est pas ta première fois?

-Non. Ma seconde.


Flipper écarquille les yeux, surpris et à la fois ravi d’être le deuxième.


-Ah, bon?

-Ouais.

-C’est une bonne chose.

Summer sourit à nouveau, timidement avant de placer sa main sur le visage de son séduisant dauphin. Celui-ci ne se gêne pas quant à lui à mordiller le bout du doigt comme un gamin, gentiment, amusant la miss. 

Sa tête à peine reposée sur le lit, la bouche du monsieur bien dans sa peau dépose un doux baiser, un peu mouillé sur le nombril. N’étant que le début. Il ne lui laisse le temps de réaliser à quel point la montée du plaisir n’est qu’un hors-d’œuvre.

Le mammifère enchaîne immédiatement en dégainant le bout de sa langue qui s’avère très appliqué. Celui-ci se met à tournoyer très lentement. Si lentement que la demoiselle n’en n’est pas gênée. “On s’en contre fout!” En gémir est plus fort qu’elle.

La langue tournoie durant quelques secondes, provoquant une excitation précoce. Sa respiration se fait déjà irrégulière. Les mains de Flipper se faufilent ensuite sous le haut rose pâle en maille, prêt à lui retirer. Devinant sa motivation, la jeune fille lève les bras, l’aidant ainsi à lui ôter.

A proximité de ses lèvres encore rosées, il lui chuchote un compliment.

-Tu es très jolie sous tous les angles.

Summer ne répond pas, réceptionnant à la place un agréable baiser, se sentant tremblante. L’effet produit sur sa personne est ultra puissante. Sa bouche écoute son désir, accaparant la sienne. Le baiser se pare avec fulgurance d’une ardeur immodérée, entraînant les lèvres du joueur des fonds marins vers l’oreille gauche puis le cou. Les sens de chacun commencent à bouillir.

La passion du dauphin marque avec ferveur ses endroits érogènes tant son tempérament démonstratif met tout son cœur à l’ouvrage. Cela la brûle jusqu’aux entrailles.

Les baisers, sucions la dévore. Il n’y a pas que Rigsby qui soit gourmand! Il faut l’avouer, c’est à s’en cogner la tête tant c’est bon. Oh, la vache! Putain de bordel!

La miss en décoiffe même les cheveux de son artiste tatoueur, baissant une des bretelles de son large tee-shirt avec empressement. Et il ne déteste pas. Bien au contraire. La petite sauvage comme il la surnomme à cette seconde, lui mordille l’épaule, amusée en même temps une nouvelle fois.

Le large tee-shirt est rapidement enlevé à son tour, découvrant une musculature très soignée, révélant un torse à son goût. Très joli également. La bombe scintillante part en exploration, embrassant la gorge du mammifère dans les règles de l’art. Avec mesure, sensualité, le transportant de bonheur. Très émoustillant. Sa bouche savoure, humidifiant très légèrement.

L’expérience s’exprime sans imperfection. Après quelques échanges oraux, la langue à la maîtrise parfaite de l’artiste fougueux redescend le long de la ceinture abdominale très doucement avant de répéter quelques tours de piste            au au niveau cette fois-ci du ventre. C’est un véritable chamboulement climatique qui règne dans la chambre à cet instant.

Ses doigts s’entremêlent dans ses cheveux, les mains de celui-ci quittant de nouveau le banc de touche. Celles-ci arpentent les courbes, les lèvres remontant petitement. 

Arrivées au soutien-gorge, les doigts pénètrent sur les côtés tandis que sa bouche remonte davantage, ceux-ci s’aventurant hors des limites. Une brève caresse sous les bonnets, dégrafant peu après. Lorsque le toucher reprend, celui-ci promet d’être intégral.

La pudeur est restée au vestiaire.

Les effleurements réalisés anesthésient complètement son cerveau. Entre la manipulation effectuée du bout des doigts, alliée à certains coups de langue, adroitement ciblés sur la menue poitrine, localisés plus précisément vers les tétons, son esprit surchauffe. 

La vivacité de celui-ci est ranimée grâce au baiser plein d’énergie que ses lèvres reçoivent, se retrouvant assise sur lui au milieu du lit quelques secondes plus tard. Seins contre torse, enlacement resserré, le feu a été ouvert. Il est comme un piment qui vous enflamme le corps à plus de soixante-dix degrés.

Ça vous paralyse de partout.

La bouche de la miss modifie sa trajectoire, s’éloignant de ses lèvres afin que les siennes gambadent sur le beau pâturage. Elle pourrait lui dire; Bonne anniversaire bébé! Après la confession qui lui a été faite, qu’il préférait attendre la majorité d’une fille afin de ne pas prendre de risque. 

Cette phrase sortie est bien sûr restée dans la tête de Summer. Cela l’avait fait rire d’ailleurs. Ça tombe bien. La majorité a été atteinte.

Pour l’heure, il est le gâteau et mademoiselle se régale à son tour ainsi que le drôle d'oiseau dont son bonheur s’épanouit. La langue sillonne le moindre muscle, amenant Flipper à libérer un profond soupir de plaisir. Le bouton du jean est déboutonné dans l’action, le dauphin étant sous le charme, heureux comme tout.

-T’es incroyable. lui murmure-t-il.

-J’pense que tu l’es mille fois plus.

Summer lui répond sur la même tonalité, le regard miroitant, l’attitude un tantinet séductrice, affirmée. Le baiser reprend, robuste, tenace, très consistant. Alors que l’idée de celle-ci est d’abaisser le jean, son artiste de génie hoche la tête par un non, ayant une arrière-pensée bien ancrée.

La totale. Flipper reproduit le début des préliminaires en éparpillant des baisers sur la jambe, sa bouche, s’enfonçant plus loin. Rien n’est négligé.

Le parfum corporel de framboise et noisette encore présent sur la peau s’imprègne sur la langue, les lèvres de son phénoménal petit ami. L’eau bouillante déborde de la casserole. Son excitation siffle. Genou, intérieur du genou, cuisse, c’est renversant, recommençant sur l’autre.

Quelques minutes plus tard sa bouche baise le bas de son ventre, accompagné de légers effleurages de la langue. La miss se met à expirer bruyamment, gémissant à gorge déployée.

Flatté, le faisant sourire, monsieur se vante un peu, coquinement, plaisantant cependant.

-Qu’est-ce que ça sera quand je vais te faire ce que j’ai prévu.

Summer sourit avant de passer ses doigts sur les lèvres de son tatoueur qui les caressent, les léchant en coup de vent par la suite. Un, aspiré au passage, le suçant brièvement. Sexy, excitant. Rugissant comme un lion au moment de le goûter. Ça détend un peu. Il commence sans tarder à la caresser, ceci se faisant insistant. Le talent ça ne s’explique pas.

Ses mains glissent sur le moindre recoin des membres de son corps, se retrouvant en complète délectation. L’excitation s’agite intérieurement, sensation d’ivresse et d’extase suprême. Ce n’est pas une expression.

Il maintient ensuite ses genoux, appuyés sur le lit, allant mordiller les petits orteils du pied après qu’elle ait été basculée sans heurt sur le dos. La miss sourit, riant furtivement, frémissant de nouveau quelques secondes après lorsque Flipper engage encore le bout de sa langue du pied jusqu’au haut de la cuisse. Oh, oui! Oh, la vache !

La demoiselle pince légèrement la bouche, se sentant libre de se laisser porter au gré du courant. Le corps de son conquistador remonte de nouveau, réalisant un frottement spontané, fluide, allant alors mordiller cette fois, le menton, accaparant à pleine bouche la gorge du très radieux été. Le mammifère se montre très réactif, dynamique dans ses entreprises personnelles.

Son tempérament impétueux la fait chavirer, récupérant bizarrement ses forces vitales, galvanisée. Passionnée également, la petite bombe s’impose par un baiser qui dévore les lèvres de son partenaire. Leur compatibilité est explosive. Celui-ci devient goulu avant de s’assagir.

Summer reprend les rênes, le fait pivoter vers le côté droit puis une fois couché sur le dos, la demoiselle hardie se positionne à califourchon  sur  lui qui exprime sa gigantesque satisfaction à dents découvertes. Bras ramenés ensuite derrière sa tête, il se laisse déshabiller.

-Tu déballes le reste du cadeau?

-T’es unique. Y en a pas deux comme toi.

-J’ai horreur de la banalité sous toutes ses formes. Même verbale.

-Ça se voit.

-T’aime, hein.

-J’adore.

La miss l’embrasse à nouveau, laissant promener sa bouche encore sur le torse de son mammifère favori.

-C’est épatant ce que tu me fais.

Il se sent comme un coq en pâte. Après avoir été à ses petits soins, c’est à son tour d’en profiter. Quel beau, gros cadeau !


***************

A la lueur des bougies, après avoir récité ce rituel, sous le ciel étoilé de leur planète, le magicien et son adorée de sorcière commence à réellement se dévoiler, l’un à l’autre. Entre timidité, gestes hésitants, imprécis, Danny laisse guider sa main avec douceur vers le décolleté, le cœur ne faisant que des loopings. Il ne manquerait plus qu’Houdini s’hyperventile, tourne de l’œil et adios.

Peur d’une fille? Moi? “ Mon dieu! Faites que je ne tombe pas dans les pommes! Ça aurait l’air de quoi?! Elle le confierait à ses copines. Je serais moqué et deviendrait la risée du bahut. Eh tout doux. Relax. Qu’est-ce que je suis en train de m’imaginer ? Calme-toi. C’est pas du saut en parachute que tu fais. Qu’est-ce que j’ai à penser à n'importe quoi?”

Alors que son cerveau cogite avec angoisse, presque en surchauffe, Tamzin maintient la main du grand nerveux, rapprochant sa bouche de son visage. Un baiser délicat est déposé puis un autre jusqu’au cou. L’alarme se déclenche, transformant le trac perturbateur en une émoustillante subitement.

Le contact sur cette zone fait redescendre ses petits tracas, se disant; Ben rien.

Il y a comme un blanc d’un coup. Il la laisse découvrir, éprouvant une étrange sensation de flottement. Sterdini se montre très réceptif, s’ébahissant. “Waouh! Qu’est-ce qu’elle fait ça bien! Qu’est-ce que c’est bon!”

La petite sorcière l’embrasse avec une infinie tendresse avec assiduité. Ses lèvres descendent un plus bas, enivrant le jeune homme. “Pourquoi je m’inquiétais déjà? Oh! Oui. … Continue comme ça. … Quelle connerie!  Oh! Oui!

A cette seconde, celui-ci n’en n’a plus rien à foutre de rien comme parle sa pensée.

Lorsque les baisers se focalisent ensuite sur l’oreille, il a tout oublié. Doux, caressant, cette fille est un ange! Danny le bienheureux. C’est l’extase également. Il en arrive même à un état de transe quand  la bouche de sa sorcière plus audacieuse, pince le lobe de l’oreille. Ses yeux se révulseraient presque. “Ooooh. C’est génial! C’est mieux que tout.”

La nervosité relâche, il sourit, se sentant à la limite de l’euphorie. “T’arrêtes pas, t’arrêtes pas, t’arrêtes pas.”

Tamzin revient un peu plus tard à ses lèvres, accueillies chaleureusement avec enthousiasme. Une regain d’énergie grâce aux pouvoirs miraculeux de sa bien-aimée. Lui qui s’était inquiété pour pas grand chose n’a finalement rien d’un godichon.

Le baiser est fougueux, teinté toutefois de douces pauses, se tempérant de lui-même. Magique Danny engouffre ensuite sa bouche au creux du cou de la demoiselle qui s’étonne avec joie. Pas du tout gauche comme il l’aurait craint. Tendre, dynamique à la fois, la combinaison l’étourdit quelque peu trouvant sa technique merveilleuse. “Oui, c’est fabuleux. Continue ton petit tour. Ca a le don de me rendre folle.”

La jeune sorcière penche la tête en arrière, prononçant son prénom.

-Ça te plaît?

Inquiet à nouveau, la question est posée par un souffle saccadé, voyant alors que oui.

-Oui. C’est divin.

Il se remet en activité, se dirigeant un peu après vers le décolleté. La douceur du bout des lèvres la chatouille, aimant de plus en plus. Le haut déjà enlevé sous les yeux écarquillés, admiratifs, vierges de cette vue il y a encore de cela plusieurs minutes, le jeune homme se sent très inspiré, ses baisers s'acheminant en direction de la ceinture abdominale. Des peurs qui s'avèrent injustifiées.

Vraiment rien d'un empoté. Lui-même en est stupéfait. Arrivé à la taille, Danny déboutonne la jupe, descend la fermeture éclair puis à genoux, celle-ci glisse sur la peau de la jeune fille attentive, observatrice, conquise. La jupe tombe à terre et avec une grande douceur, une caresse débute sur les jambes, cuisses, le regard étincelant pour chacun.

Ça surprend. Il se relève quelques secondes plus tard, étant au tour de Tamzin à ce moment de lui ôter le haut.

Tout s'effectue en douceur avec respect sans précipitation. "On a tout le temps."

Les deux ados s'embrassent de nouveau, lui demandant ensuite s'il a pris des préservatifs. Son cerveau lui a bien fait penser, sortant alors un étui de la poche du pantalon.


-Un seul?

-Ben. Les autres sont dans mon sac, en bas.

-Ah. C'est bien. Je suis contente que tu n'aies pas oublié.

-Sur ce coup-là, non. J'vais les chercher.


Prêt à dévaler les marches, ayant apporté carrément une boîte neuve, jamais trop prudent et obligatoire, elle le retient cependant. Ça sera pour la prochaine fois. La jolie sorcière s'avance vers son placard, l'ouvre, prend une boîte, celle-ci cachée au fond, rangée sur l'une des étagères. Elle l'ouvre aussi afin de sortir une boîte entière également. Les grands esprits se rencontrent.

Il y a de quoi faire sourire.


-On en a jamais assez.

-C'est sûr.


Pas besoin de se presser. Tout est à l'étage. Le baiser reprend, s'enlaçant amoureusement avant d'entraîner le magicien vers le bas, à genoux sur le tapis de la chambre, face à face.


-Ça fait partie du rituel? demande-t-il innocemment, la faisant rire.


-Mais non, idiot. J'en ai juste envie.


Avec sérieux, Danny la trouve davantage originale.


-Je peux avoir des désirs comme le commun des mortels.


-Ok.


Il ne se fait pas supplier, n'étant du tout contre ce désir, fantasme excitant. Même si cela ne fait partie d'un rituel, ça y ressemble lorsque sa très fantaisiste de copine vient à étaler de l'huile sur les bras, le torse d'Houdini, deux, trois minutes après. La demoiselle semble avoir tout préparé. Flacon aussi rangé dans le placard et dont la senteur est assez agréable. Rose, lilas, orchidée et magnolia. Entêtant à fine mesure. Comment un garçon ne serait pas comblé?

Surtout quand c'est parfaitement réparti et que la petite amie demande de lui appliquer à son tour.


Avec grâce, Tamzin enlève son soutien-gorge satiné de couleur lavande devant une bouche entrouverte. Le jeune homme prend tout de même le flacon, en verse dans sa paume, frotte, ne sachant comment s'y prendre. Aïe! Ça revient. Faire comme pour lui. Les gestes ne sont pas autant affirmés que tout à l'heure, craignant la maladresse. Mais au fur et à mesure, se concentrant comme sur un devoir, il redevient plus assuré. L'encouragement y contribue.


-Fais comme tu le sens. Tu ne risques rien.


Il applique du bout des doigts, doucement avec précaution, modelant plus tard timidement la poitrine. Toutefois, ce n'est pas déplaisant pour la sorcière. Ça lui fait de l'effet.


Leur corps se resserrent une nouvelle fois, yeux toujours clos pour la demoiselle, appréciant. Ils s'embrassent encore sans limite, s'allongeant enfin sur le tapis. Un côté romantique s'en dégage, correspondant à leurs attentes.


Peau huilée contre peau huilée, ça facilite l'activité du toucher.


Les lèvres de Danny se montrent à nouveau à leur aise, désireuses de gravir ces deux petites montagnes, attirantes à l'œil. Il s'est vraiment sous-estimé. Rien d'un nigaud.


Baisers parsemés autour, pouvant être fier d'avoir planté le drapeau au premier niveau. On ne s'en serait douté jusqu'à ce soir. C'est un garçon qui fait preuve de délicatesse. Certainement dans le privé comme là. Tamzin lâche prise facilement pour une première. Le bon moment, le bon petit ami.


Les bras en arrière, l'expression épanouie, ceci est telle une séance de relaxation. La jeune sorcière s'émerveille d'éprouver ce plaisir qui ne lui est plus étranger à présent.


La bouche du jeune homme redescend ensuite vers le ventre, faisant alors faire connaissance à sa petite amie ses premiers émois intimes.


Elle se sent très troublée en restant pudique.


Ses lèvres regagnent peu après les siennes. Le; Oh, Danny! Expressive, l'enchante, l'amusant considérablement, trouvant son éloquence très flatteuse. Finalement, bon élève en travaux pratiques. "Ben ça alors!"


Au bout de quelques minutes, le magicien fait part de l'inconfort qu'il ressent à être sur le sol malgré tout ce plaisir abondant qui les gâte mutuellement. Ne la dérangeant pas, elle se dégage de lui, prend sa main, le menant jusqu'au lit à pas lent, haletante. Température ambiante idéale pour continuer cette étreinte ensorcelante. Le bouton du pantalon est par la suite déboutonné, enlevant au fur et à mesure l'avant dernier vêtement. Disparu sur Houdini. Abramagica!


Tamzin le dénude dans la foulée, le jeune homme la suivant avant de s'emparer d'un étui qu'elle déchire, lui enfilant sans rougir et avec habileté. Pourtant son premier coup d'essai.
Le préservatif n'a pas de difficulté à tenir solidement. La jeune sorcière semble ne pas appréhender, confiante, l'envie l'appelant. "Pourvu que je m'y prenne bien." Comme un examen d'aptitude sexuelle. Viser ou mal viser, telle est la crainte.

Avec courage, il pénètre ensuite dans une forêt mystérieuse où règne la paix. Aucun obstacle qui ne se dresse sur son passage, y progressant avec une extrême vigilance. La sensation commune se manifeste d'une manière bizarre et orgastique. Le regard se met à pétiller comme si la vision se dédoublait. Le pouls s'accélère, chatouillant de l'intérieur.


L'esprit un peu saoul, de l'expérimenter, c'en est surnaturel.


Quand il se rapproche des portes du temple sacré, Danny n'ose parcourir davantage le chemin.


-N'aies pas peur. Vas-y, continue. le suppliant.


Désir au paroxysme.


Avec prudence, Houdini poursuit doucement, très lentement, franchissant un peu plus tard le cœur de son sanctuaire.

Légèrement douloureux toutefois mais l'orgasme intervient lorsque celui-ci court à toute vitesse à son secours.


-Oh! Mon dieu! OH!


Tamzin extériorise un mélodieux gémissement à basse fréquence par nature contre une un peu plus élevée.


Comme un carambolage, la foudre, l'esprit mis sens dessus dessous.


"C'est aussi phénoménal que ça?!"


Ça vous cogne de partout. L'esprit explose de mille feux.


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Allongés l'un à côté de l'autre, réalisant à moitié qu'ils aient été jusqu'au bout, chacun reprenne leur souffle, entre bonheur et stupéfaction, sans mot pour l'instant.


"C'était fantastique!"


La pensée s'avère télépathique, à l'autre bout de là.


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Summer en est tout autant marquée. Un véritable incendie quant à ses sensations éprouvées. Le mammifère a été plus qu'à la hauteur de son imagination.


-Waouh!


-Waouh! Oh! Yeah!


Joyeux comme tout, Flipper l'embrasse dans le cou, la faisant pleinement sourire.


-T'es une sacrée nana.

-Je te retourne le compliment. T'es un sacré phénomène.

-Alors on est fait pour être ensemble.

-Y a de grandes chances, oui.


Un baiser volé à la miss, et un autre et encore un autre. Deux gamins prêts à recommencer le jeu entre eux pendant que Danny et Tamzin semblent avoir l'esprit en contemplation, revivant ce voyage interstellaire.


*Mon âme est comme un bateau enchanté qui flotte comme un cygne endormi. *Suspendu à la lune dans la voie lactée.

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Le poème, texte est de Percy Bysshe Shelley que j'ai découvert récemment. Et la seconde ligne, un extrait de poème, ne sachant de qui. Ca a mérite d'être franc.😉